Nouveau.

# Posté le dimanche 19 juin 2005 05:43

" A l'ombre des jeunes filles en fleur " David Hamilton ( photo de moi )

" A l'ombre des jeunes filles en fleur " David Hamilton ( photo de moi )
Aragon avait dit "comme je ne sais pas parler, j'écris".Moi, j'ai rajouté "comme je sais écrire, je ne parle pas".

L'été est heureux, comme la vie heureuse de Nina.
Mes muscles se fondent.Mon corps se révulse.Mes mains fouinent, dans la terre, dans la peau, dans le sable mouillé, dans la gorge, dans le lait, dans la vie.Entre la vie.Ma voix biologique.Mon corps végétal.La nature protége.Cache sans se soucier.Je ne sais plus rien.Je peux tout savoir.Depuis que Margot est parti.Je respire à contre-sens.Ma poitrine est un danger.Trop neuve et trop fragile.Ma pâleur s'absente.Ma peau devient rousse.Sable roux.Je sens la forêt.Le soleil tourne autour de moi.Kidnapper.Kidnapper le moindre mouvement des astres.Pour l'incruster sur le corps.Je suis une empreinte.Une preuve.Mon corps est une preuve.Marie m'a dit qu'un groupe de fille parlait souvent de moi.Que l'une d'entre elle me lisait chaque jour ici, et qu'elle tournait la tête chaque fois qu'elle passait devant la maison.
Je suis hors-d'atteinte.
Incapturable.Silencieuse.Impénétrable.Fermée.Enigme.Chic et fraîche.Mes courbes sont négligée.Révélatrice précoce.Mains aveugles.J'ai le visage amoureux.Jeunesse d'un genre ancien.
Il n'y a pas longtemps, il y'avait "la marche des femmes" dans toutes les rues de Lille.Plus de 1000 corps de femmes qui se bousculent contre les lois des hommes, contre les volontés des hommes, contre la marche brusque des hommes.J'aurai voulu y être.Je peux passer inaperçu.Des délégations féministes venu de plus de 159 pays.Une vague de corps hurlant.Un océan.Toutes les femmes.Mammiféres élégant et propre.Une création.Nina aime les femmes, moi je les connais.J'apprend les hommes, doucement.Quand les femmes se soutiennent, elles sont plus forte que toutes les créatures céleste.

ici

Je me souviens tout à coup de son corps blanc, de sa bouche de morte collante, et noyée.Odeurs d'eau de javel.Le corps de Valérie, de l'autre côté de la piscine, qui me regarde.Ses mouvements lent sous l'eau.Ses cils lourd et humide.Son nez de panthére.Ses jambes fines comme des queues de pie.Des cheveux qui ondulent comme des pétales de roses crevées.Les doigts pâle comme la pierre qui étouffe.Des pieds de désert contaminé qui gesticulent.L'air froid du dehors.Le chaud brûlant de l'eau.Le contraste avec la couleur de la peau, plus blanche que toutes les peaux gelées et insensible des morts.La peau de neige qui fond dans le bleu des marées.Des lévres bleu qui tremble.Valérie.Son odeur de viande.Sa langue de boeuf étranglée.Ses sourcils épais de miel.Son air stupide, comestible.Ce corps de Valérie, à l'autre bout de la piscine, son "Bonjour, tu veux faire un tour avec moi ? Je suis seule".Mon corps, ensuite, pour combler sa solitude.


J'ai accés aux plaisir simple.J'ai fini le manuscrit.Je me lave.Et j'efface quelques articles de ce blog.La pastille rigide entre les lévres.Je le reverrais peut-être, en aôut.Alors il faudra que je retienne.Tout.Je pourrais être en exil.

"Je travaille contre la sévérité du monde - on me voit sans m'envellopper".Nina.


Charlotte.
# Posté le vendredi 17 juin 2005 05:28
Modifié le vendredi 17 juin 2005 05:43

" La saint-vierge ne roule que sur des machines éléctroniques " : une malade internée et artiste de 1960 - photo : moi

" La saint-vierge ne roule que sur des machines éléctroniques " : une malade internée et artiste de 1960 - photo : moi
Cher Journal,
Il faut écrire.Toujours écrire.

Sur le mouvement.Sur l'immobile.Une obsession.Le vent froid du corps qui s'éclate contre l'air brûlant des rues d'été.Tout est sujet.
Sans fin.Sans fin.
Interminable.L'écriture.Les vitraux de cette cathédrale qui s'infiltrent dans le miroir des yeux.Vivre pour écrire.Le temps.La liberté.Ma putain.On peut s'y égarer.On s'y égare.

14hOO : Il y'a tant de choses à dire sur les clients de mon pére.Une histoire, une vie à venir, une vie abscente, des ongles manucurés, du rouge à lévres abîmés, des maniéres bourgeoises, des fantasmes cachés, des cochonneries évitées, des enfants qui attendent, des corps suspendu, s'attardant devant une peinture, suant leur talents, des "Bonjour" qui n'en finissent plus, des sexes qui meurent, des mains qui ont tout vu, des rêves qui éclaboussent les murs.

Le corps se froisse.Dans mes mots, mes regards, que je dépose dans les endroits comme des traces.Etrange.Geste inconnu.Je veux être aimée d'une femme, d'un homme, d'un enfant.Je veux connaître toutes les sortes d'amour.Je sais être polie et patiente.Je sais être ce qu'on veut de moi.

15h30 : Je pourrais entrer dans ce bar aux effluves de velours rouge.Me fondre dans les gouttes de thé resté au coin des bouches.Plonger mon corps dans l'odeur de café.Je pourrais rentrer, et m'asseoir à une table.Puis attendre.Attendre comme sait le faire le corps.Heureuse.Attendre.Me diluer dans les bouches vulgairement bavarde.Je pourrais ensuite m'installer à une table et demander "Qu'est ce que je pourrais attendre ?".

Avant, je n'aimais pas mon visage, mon corps, c'est depuis qu'on m'a dit :"j'existe quand je caresse".Avant, je ne savais pas m'imposer, c'est depuis qu'on m'a dit :" j'existe quand je crie".Avant, je ne savais pas les corps des femmes, c'est depuis qu'on m'a dit :"j'existe quand je cherche".Maintenant, j'accepte tout ce qui me permetterait d'exister.Mon corps ne refuse plus.Il apprend.

16h45 : Quand j'entends le bruit de mes pas dans une ville, se sont les garçons en vélo de Talloires qui dérapent en moi.

Comment peut-on se plaindre d'un coeur qui bat trop vite quand on pense qu'un jour il ne battera plus ?

Margot dans la neige qui n'est plus que souvenir.Margot qui n'existe plus.En moi.Margot, que je retrouve dans mes lettres.Margot, pourquoi ? Pour rire.Toujours pour rire.Parce que le temps passe, les saisons nous abîment, parce que ma jeunesse est fleurit, de bras et de jambes.Elegante.Elegante.Mouvement de l'impression des soirées qui restent là, à vous murmurer, que la vie est un rire hurlant qui grouille immense dans les drames des dames.Margot qui m'empêche de l'aimer."Il n'y aura plus d'hiver".

Un peintre, Jadnov, peintre d'art brut, a dit : " Croyez-moi / vivez-moi / Je vous rénoverai ".

Je sais grimper.Je sais jouer.Je saurai écrire.Je peux tout entendre.Je peux me perdre.On me perd.Je rentre de mon corps.Je rentre de ce feu.De ce mouvement étrange.On me regarde.Je le sais.J'ai la peau mâte.Je ne sais plus.Je ne réponds pas."Comment tu t'appelles ?".Je pourrais m'appeller semi.Moitié.Peut-être.Je pourrais m'appeller profonde.Immense.Gouffre.Eté.Automne.Hiver.Tout ce qui passe, éphémére.Toutes ces peaux.Sauf le printemps.Le printemps est éternel.Le printemps est partout.Dans mes bretelles qui tombent sur les épaules.Dans la maison des corps.Le froid des pierres.La morsure des rues.Je ne m'appelle pas printemps.Je ne pourrais pas.Il faut crier, bouger, sauter, frapper et tendre.Tendre parfaitement son corps vers l'autre, vers la liberté, vers la vie, vers les cries hurlant de l'air, et la virginité de la nature.Je suis puissante, fragile.Immense.Immense.Immense.Je recouvre.Tout.Le décor.Cette obsession de la grandeur, de la profondeur.Je m'appelle Vertige.Mais je ne réponds pas.

Charlotte.
# Posté le mercredi 15 juin 2005 05:45
Modifié le jeudi 16 juin 2005 06:27

Freine et frotte.Ô les livres d'amour en été - ( photo : moi )

Freine et frotte.Ô les livres d'amour en été - ( photo : moi )
Je me suis endormie au soleil, sur la terrasse, hier aprés-midi.

Je ne sais parler que par morceaux.Par bribes de phrases.Quelques mots.Puis un point.Trop d'images.Tue la phrase.J'attends des adresses.Je pourrais écrire à Marie et lui dire que l'amour n'est pas facile, que c'est une fuite, une perte, qu'il faut apprendre, écouter, que c'est agréablement atroce.Je crois qu'il y'a une impuissance à écrire.Mon corps est moite.L'herbe me pousse sur la langue.Fraîche et humide.Un jour, je saurais parler des loups.Les garçons c'est vulgaire et trés intelligent.Certaines filles ne savent pas dire non.Moi, je m'en fiche, de leurs vies, je les connais par coeur.Par Margot, S., Marie, J.Il y'a toujours cette liberté qu'il faut atteindre.Je coupe.Je fends.Les paroles et les envies.Baudelaire, Rimbaud, Dick et Walther.Drogués.Il faut que j'apprenne le sens des mots.Je pense à la guerre de trente ans.J'éclate de rire.C'est toujours comme ça, quand ma réfléxion me fait faillite.L'or est d'ombre.Elle m'intrigue.Elle est si calme, si gentille.Il doit bien y avoir une forêt en feu à l'intérieur.Je me suis promis de le vérifier.

Les vallées de Lousine.Le vertige.Je repense à Marie :"tu sautes ?" Pourquoi je sauterais ? "Pour rire".Il peut ne pas y avoir de vérité dans les mots.Je peux être comédienne.Mais mon poignet me trahi.Inlassable.J'ai presque fini mon manuscrit.Mon héroïne écrit une lettre.Puis la fin.Mon héroïne est dingue, fabulatrice, gauchiste, et perd l'équilibre.Moi, je la vois partout.Je me défoule sur son personnage.Ses traits inventés.C'est étrange.Ecrire.C'est revivre.Autre chose.Et finir d'écrire.C'est triste.C'est s'arrêter de vivre quelque part, avec ses personnages.

Je m'effondre de fatigue.

"Je peux descendre dans les yeux quand il remonte sur moi".

Le Chemain cailleux des cygnes de la nuit.Lent et immense.Aux ailes rougis bouffées par les lévres coupante des géants qui grimpe les églises orthodoxe et sanguinolante.Un dégoulit de cerise qui parfume l'entrouverture de la pudeur.L'anéantissement de la clarté de l'eau conjugue le verbe tuer à la personne la plus approprié.Qui grimpe grimpe.Toi.Les branches contre mes pieds pour oublier l'odeur de la peinture qui sue au soleil en été.Soleil tiéde.Le lait qui s'égoutte sur les rochers, en haut en haut de ma poitrine.Les cheveux rangés sur le côté, dans l'armoire du politique, donne des ordres à mes désirs de nymphette égorgées par ses ongles trop court.Où sont les hommes ? Ma jeunesse écossaise arrose le balcon de ma peau.Où sont les hommes qui vivaient et aimaient dans un bordel érotique de velours poussiéreux ? Cygnes voluptueux des songes d'une vie synthétique.D'une mort comique.Inventée par les oiseaux étranger de la rue des Lilas, là où la nuit ne tombe pas.

Un jour, je quitterais le monde.J'abandonnerais tout, ce jour là, je me rencontrerais.



Lettre à une professeur :

Cher professeur,
j'ai l'âge blessé, et je me confonds avec les corps voisins.Vous étiez théâtrale cette année, je ne m'y suis pas ennuyée.Vos remarques étaient strictes et votre épilation pas tout à fait net.Vous avez trouvé mes copies original, et du fait vous m'avez demandé "d'arrêter de faire mumuse avec les mots".Vous n'aimez pas que l'on danse sur des terrains que vous pensez connaître par coeur.Dommage que vous ayiez remplaçé Monsieur G.Sa braguette éternellement ouverte me fascinait, il avait cette ouverture d'esprit que vous n'avez pas.Je ne supportais pas que vous acceptiez de rendre au Réalisme,l'esthétique réaliste, ses avatars et ses dérivés, une oeuvre de pénétration, Zola, vous me demandiez de le relire.Votre excitation intellectuelle.Vous vous êtes senti meurtrie, lorsque je vous ai avoué que moi aussi, je voulais être professeur de Littérature.Vous êtes magnifique.J'ai confiance en votre beauté plastique et éphémére.J'aurai aimé vous prouver que le statut d'éléve et de professeur peut ne pas exister en cours de Littérature, mais votre conscience obsédante, nous a, à nous éléves, permis de renier toute lecture de plus de 200 pages, refuser toute inscription de nom d'auteur dans notre mémoire, de vous rendre des écrits d'inventions blasés, simple, et sans relief, des copies que vous appelleriez "correct".Lautréamont n'était pas correct.Il n'était pas au programme."Vous vous prenez pour Isidore Ducasse avec vos métaphores alléchante et votre style insolent Charlotte ?".Quelque soit l'usage que j'en fais, les mots, je ne les contrôle pas.Je pourrais soigner vos frustrations Madame.Vous êtes carrés.Tranquille.Vous vous offusquez aux moindre dérangements.Une vertébre de trop.Les cheveux tiré.Au fond de la classe, loin de vous, le silence est meilleur.Monsieur G. avait des mots compliqués pour m'impressionner.Impressionisme.Artaud.Syntaxe.Dans cent jours Madame, je pleurerais votre limite bourgeoise et votre sécheresse qui ruinait les éspérances que la littérature pouvait humidifier, au travers les études le mercredi, de ces corps voisin et du mien.Cent jours.Votre ménopause littéraire.
Bien à vous veille peau,
Bien aise que vous alliez vous faire foutre,
Charlotte.
# Posté le lundi 13 juin 2005 05:50
Modifié le lundi 13 juin 2005 06:17

" Ô Jeanne les coeurs saignent chantait Victor, l'amoureux impulsif " photo : Witkin :ici[a/]

" Ô Jeanne les coeurs saignent chantait Victor, l'amoureux impulsif " photo : Witkin :ici[a/]
Samedi : Cher Journal, mon fleuve, mon rapace, ma Joconde.
C'est le bruit de la chaise en bois qui craque quand le corps de ma mére se retire.C'est peut-être ce bruit que je retiendrais des mes débuts d'été.Un temps qui ne passe pas vite.Un temps doux.Une odeur de pain.De pain pas encore tout à fait cuit.Et le rascisme des peaux.Les décolletés de tante B.Cette odeur qui émane de son torse faussement bronzé.La magie des corps.ce qui est faux.Superficiel.Auto-bronzant.Un décor, une chaleur innaccessible.Cette odeur de secret."Essai Valérie, tu verras, tu es bronzé en 5 minutes".C'est l'émerveillement de ma mére.Les compliments de mon pére.Le faux des filles.Le début d'été.Celui qui sonne comme un amphi-théâtre.Celui qui réveille les anonymes et la profondeur de la nuit.Les nuits d'été.Le bruit des corps qui se frôtent dans le jardin.Les corps d'adulte."Elle est mignonne Charlotte, qu'est ce qu'elle grandit".Les bras de mon frére, qui enlaçe, qui colle, qui regarde.Mon teint bronzé toute l'année."Tu as des origines ? Portoricaine ? Italienne ?".Ca annonce la vie simple.Faire pousser des fleurs dans ma chambre ensoleillé.Le début d'été."Tu n'as pas l'accent Espagnol pourtant Charlotte".Les nuits de pleine lune et celle que l'on invente avec Marie.Sa passion pour l'escalade, ma peur."Mais tu es gourde!".Mes jambes qui tremblent.Le folklore Brésilien.La plage d'Hardelot avec ses galets gris et sa mélancolie.Chercher un probléme parce que dans le bonheur simple, vous ne savez pas écrire.Chercher ce qui ne va pas.Ne pas répondre au téléphone, pour éviter Sylvie.Pour éviter son "tu viens aujourd'hui ?".Chercher.Grignoter ce qui pourrait vous embêter un peu.Vous tourmenter.Et puis sourire, parce que Papa revient.Et qu'il annonce "quelle belle journée aujourd'hui".


Je peux devenir, le désordre ordonné.

Lettre à mon Journal :

La liqueur d'outre mer te rend détestable mon Fleuve, mon Journal.
Approche, qu'il n'y est plus d'odeur de canne à sucre volante entre nous, approche donc, n'est pas peur.Dégouline.
La mer se creuse.Je vient du vent du Nord.
Et tout les corps qui m'ont aimé, l'ont senti, les gifler.
Les chats de gouttiére seront coinçés dans leur poil dans moins de 3 jours, tu n'as plus de crainte à avoir, jamais tu ne naîtras.
Et les lecteur ici sont innocent, je les invente.
Généralement, on dit que les gens ont peur de la mort.
Ta force est dans la nuit.Tu te tiens comme un désert.Approche donc mon fleuve.Rien n'est tout.Tout est rien.Souviens toi que Juliette t'a expliqué le gôut des arbres.Dans la famille on s'aime.Ton oreiller est tiéde.Ton gôut du voyage est assez classique.
Tu traverses les piéces où les gens vivent accroupis.Ne te préoccupes pas de leur mauvais gôut.
Je ma raconte à toi.
Mon elixir de Glaçon.Costume de mes 16 ans.Que ton prénom sache briser les vertébres des robes, les écrivains ne m'ont jamais impressioné.
Approche et dégouline.
"Mon fleuve", c'est peut-être donc comme ça que j'aurai du t'appeller avant que tu ne m'aimes.

Charlotte.




15h00 : Dans ces endroits, ces rues, ces magasins, je m'égare et je délire.La veangance d'un soleil trop fort.Je croise une salope.Je la suis.Elle me regarde, me sourit "Je m'appelle Jeanne".Elle pourrait devenir Jeanne en forêt.Jeanne dans mon coeur.Jeanne entre les corps.Jeanne entre les reims de Victor.Jeanne qui chatouille.Jeanne qui parfume.Jeanne a la bouche hurlante.Jeanne immortelle.Jeanne figée dans mon écriture.Un visage terne dans mes mots.Qui vous regarde.Qui grimaçe et se moque de vous :"Je m'appelle Jeanne".Jeanne qui sue ces mots.Jeanne qui gémit dans ses lettres.Regardez-là, Jeanne qui caresse vos sous-entendus.Jeanne qui égorge les chats.Qui promet des lettres.De longues lettres parfumées.Jeanne.Fantôme.Ecrire.Sa beauté.Sa vie, sa pauvre vie."Je m'appelle Jeanne".Jeanne pourrait être mon héroïne.S'approprier son prénom.Peindre son visage.Je pourrais prendre tout les corps, dans la boucle de mes mots.Jeanne qui vous regarde.Qui danse entre les lignes.Jeanne qui tombe.Jeanne q'uil ne faut pas aider à se relever.Laisser durer, sa chute, pour écrire.Encore.Jeanne au sommeil lourd.Jeanne a trois yeux.Jeanne."Je m'appelle Jeanne et je t'enmerde".Des guêpes.Des forêts.Jeanne qui joue à travers mes mots.J'ai toujours eu besoin d'un corps féminin pour écrire."Je m'appelle Jeanne, je t'enmerde et tu ne connais rien de moi".Rue du vautour, dans le vieux Lille, les salopes sur le trottoir sont belle, et elles pourraient devenir mes héroïnes.

12h30 :Tombe la branche.Le jardin vole.Papa a dit "un jour la fatigue me tuera".Mes 16 ans me donne un air malicieux.Les corps entourent.Mes mots, mes moments, mes amours.Lui dire que oui.Avouer que non.
Je flâne.
Colérique.
Boulimique.
Satirique.
Bordélique.
Lunatique.
Magnifique.
Tragique.
Je flâne.
Mon corps pourrait devenir des tonnes d'autres corps.
Je peux appartenir au monde et m'en défair.
Je peux courrir ou bien tuer.
J'aime et je pourrais partager.

La peau fine.Les courbes pleines.Chaque jour pour me remplir.Mon corps est introuvable.Ma bouche impalpable.

En pure perte.

Charlotte.
# Posté le samedi 11 juin 2005 05:46
Modifié le dimanche 12 juin 2005 10:46